Café littéraire Ados

Une collaboration de la Médiathèque Départementale 68 et du Collège Les Ménétriers de Ribeauvillé

Sachs, Marilyne : La Grosse 9 juillet 2009

Filed under: Roman psychologique — valcreal @ 14 h 08 mi
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grosseRésumé :

Un jeune garçon, Jeff, s’inscrit aux cours de céramique de son lycée pour échapper aux cours de chimie. Là-bas, il rencontre Norma une  jolie fille, très douée en poterie. Dans leur classe se trouve Ellen De Luca que tout le monde appelle « la grosse ». Mais un jour Ellen entend Jeff dire du mal d’elle et pour se faire pardonner, il l’aide à se faire accepter par la classe. Ellen adore Jeff et fait tout ce qu’il lui dit de faire, ils tombent amoureux…. Mais au bout d’un moment Ellen ne fait plus tout ce que Jeff veut qu’elle fasse, elle mincit et devient une fille ordinaire…

Mon avis :

J’ai aimé ce livre car l’adoration qu’Ellen porte à Jeff la pousse à devenir différente cela prouve que l’on peut toujours changer mais que parfois le changement n’est pas la solution. Et j’ai aussi trouvé que l’histoire qui se déroulait en parallèle, nous forçait à faire attention à autre chose qu’à leur relation amoureuse. C’était une bonne idée car j’ai toujours aimé les livres où il faut suivre deux histoires en même temps.

Célia SCHMERBER 4°4

Collège Les Ménétriers de Ribeauvillé

Auteur : Marilyne Sachs
Titre : La Grosse
Editeur : LaborAnnée : 2006
Collection : Zone J

 

Fargetton, Manon : Aussi libres qu’un rêve 9 juillet 2009

Filed under: Science Fiction — valcreal @ 13 h 59 mi
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Aussi libres qu'un rêveRésumé :

L’histoire se déroule à la fin du 21 e siècle. Le pays est dirigé par un dictateur appelé Wallow. L’accès à un métier est régit par les dates de naissance. Si vous êtes né en janvier, vous aurez accès à des métiers très cotés. Si vous êtes né en décembre, seuls les métiers dont personne n’aura voulu vous seront accessibles. Les élèves étudient dans l’école de leur mois de naissance, où ils sont formés pour leur futur métier.

L’histoire parle de la vie de deux adolescentes, deux jumelles : Silnëi et Silnöa. Seulement, Silnöa est née dans les dernières minutes du 31 décembre, et Silnëi quelques minutes plus tard, en janvier. Un monde les sépare. Silnëi est dans l’école de Janvier pour devenir actrice, Silnöa  dans une école pour Décembre.

Silnöa fait la connaissance de N, un mystérieux garçon avec lequel elle discute uniquement par mail. Ensemble, ils refont le monde, combattent Wallow et son régime politique. Elle rencontre aussi Kléano, un jeune Novembre. Avec ses amis, il crée un groupe de musique illégal et clandestin. Dans leurs chansons, ils dénoncent cette société et réclament la liberté. Dans cette société où l’avenir des gens est décidé avant leur naissance, où les Décembre sont des moins-que-rien, où le dictateur a tout pouvoir, un groupe d’adolescents va mener la révolution. Ensemble, Sinlëi, Silnöa, Kléano et N vont découvrir et dénoncer le scandale qui entoure la naissance des deux garçons. Ils vont se faire entendre et mener la révolution. Ils vont tout changer.

Mon avis :

Ce roman est un bouleversant appel à la liberté. Il fait réfléchir. Ce n’est pas seulement une histoire qui se passe dans un futur improbable, c’est une histoire qui pourrait arriver à n’importe quel pays. C’est un roman où se mêlent amitié, amour, découvertes en tous genres, action et désir de liberté. Le style d’écriture est très bon, on rentre très facilement dans l’histoire. L’auteure n’avait que 18 ans quand elle a écrit ce roman. C’est portée par ses rêves de révoltes d’adolescentes qu’elle a écrit cet excellent roman.

Florine PERRIN 3e5

Collège Les Ménétriers – Ribeauvillé

Auteur : Manon Fargetton
Titre : Aussi libres qu’un rêve
Editeur : Mango
Année : 2006
Collection : Autres mondes

 

Le Borgne, Loic : Le sang des lions 9 juillet 2009

Filed under: Aventure,Science Fiction — valcreal @ 13 h 44 mi
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Le sang des lionsRésumé :

Début du XXIIème siècle. Alors que l’Europe, décadente, sombre dans la misère, l’Afrique est dans une phase d’extrême prospérité – mais pour combien de temps encore ? Le bouleversement climatique a également bouleversé le Nord et le Sud économiques. L’Afrikwana attire les touristes du monde entier – les plus riches, bien entendu. L’ingénierie génétique a permis de créer les Magic Eden, peuplés de lions dociles, de doux éléphants et de placides rhinocéros. Toute la faune de la savane s’y ébat sous les yeux admiratifs de riches touristes, qui caressent avec passion la crinière des lions. Plus un animal carnivore ne subsiste, ils se nourrissent tous de la même sorte de gelée bleue.

Oui mais voilà, le Paradis n’est qu’apparent. Toute l’Afrikwana est régit par une censure excessive et les camps de travaux forcés se remplissent d’opposants et d’immigrants, dont Jef fait partie. Il y rencontrera Shaka, un ancien Zoulou au passé étonnant et subira les humiliations et les bastonnades de gardiens aussi condescendants qu’odieux. En compagnie de Massaïs rebelles, il découvrira également la vie sauvage dans toute sa somptuosité et apprendra à la respecter.
Et déjà, la Nature se révolte. Les Magic Eden se retrouvent confrontés à un problème de taille : depuis peu, les animaux attaquent les touristes et le nombre de ses « bêtes folles » se multiplie à une vitesse vertigineuse…

Une inversion des richesses :

« Shaka a entendu parler de ces gens qui fuient par dizaines de milliers le continent sinistré, au-delà de la Méditerranée. Ils rêvent d’Eldorado, ignorant ce qui les attend sur les terres africaines. Sans doute croient-ils qu’ici les moussons sont d’argent et les rivières d’or. »

L’Europe, jadis terre d’accueil des Africains fuyant la pauvreté ou le régime politique de leur pays d’origine, entre désormais dans une phase d’extrême décadence. La majorité de la population, comme Jef et sa famille, vit dans des bidonvilles. Les dirigeants ne s’en préoccupent pas et les richesses ne sont détenues que par quelques groupes d’hommes.
L’Afrique, quant à elle, autrefois soumise à un climat difficile et à une misère semblant inébranlable, attire maintenant les pauvres hères du monde entier, qui veulent fuir la pauvreté de leur bidonville pour tenter leur chance dans ce pays où tout paraît possible. Mais la vérité est tout autre…
C’est une étrange analogie avec la situation actuelle et qui ne manque pas de nous rappeler à quel point nous ne sommes rien, juste une page, une phrase dans le grand Livre des Temps et que nul chose n’est invulnérable.

La Nature reprend ses droits :

Les Anitrans (nom donné aux animaux génétiquement modifiés) sont à l’image d’une civilisation que la modernité a corrompu jusqu’à la mener au bord du gouffre. A tout vouloir contrôler, l’Homme a finit par ne rien contrôler du tout. Et la Nature le lui fait bien comprendre, en reprenant ses droits. Les Garous (nom donné aux animaux redevenant sauvages) sèment la panique au sein des Magic Eden. Obligés de payer les touristes témoins pour ne pas qu’ils répandent l’information, les gérants doivent trouver une solution et vite… Et comme toujours dans ce cas-là, le manque de réflexion donne naissance à la manière forte : se débarrasser coûte que coûte de ce fléau, par n’importe quel moyen.
Pour eux, ces animaux sont fous, mais pour les Massaïs qui perpétuent les rites ancestraux de leur tribu et qui ne font qu’un avec la Nature, ce sont les Anitrans qui sont anormaux. Jef le comprendra après avoir croisé le regard de cette lionne, où brillait cette flamme qu’il serait inutile de décrire…

Paradoxe technologique :

Les Magic Eden sont à la fois un lieu sauvage (du moins en apparence), où vivent des animaux emblématiques de l’Afrique et un condensé de modernité. L’Afrikwana jouit d’une technologie qui lui permet un relatif contrôle du climat, les animaux sont tous génétiquement modifiés, les touristes sont accompagnées de petites caméras volantes, sans parler des drones et des félins –bijoux de la robotique- qui aident à la chasse aux Garous. Puis à côté de cela, on retrouve un paysage encore assez typique et à l’apparence sauvage, où se côtoient, bien que différents, lions, éléphants, rhinocéros, gazelles…
Il est évident que ce paradoxe technologique est contre-nature et qu’il n’a pas de raisons d’être.

Mon avis :

Le livre, roman d’anticipation, est écrit d’une manière assez moderne : une succession de phrases courtes avec quelques phrases longues qui se démarquent. Loïc le Borgne cite aussi bien de grands auteurs africains tel Léopold Sédar Senghor, dont on ressent assez bien l’influence poétique, mélancolique du décor, mais également de grandes œuvres dédiées à l’Afrique, comme Les Neiges du Kilimandjaro d’Ernest Hemingway ou Le Lion de Joseph Kessel.

« Chassez le naturel, il revient au galop ! » Voilà ce qui pourrait résumer le thème même du livre. Loïc le Borgne nous rappelle à tous que l’équilibre mondial est de plus en plus précaire et qu’une plume est capable d’en ébranler les fondations. Il nous rappelle également à nos priorités et signe là une ode à la Nature, un Hymne à l’Afrique, sauvage et magnifique.

Vincent CLEMENT3°1

Collège Les Ménétriers -Ribeauvillé

Auteur : Loic Le Borgne
Titre : Le sang des lions
Editeur : Intervista
Année : 2008

 

Singleton, Sarah : Le conte des hérétiques 9 juillet 2009

Filed under: Fantastique,Roman historique — valcreal @ 13 h 27 mi
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conteRésumé :

Angleterre, XVIe Siècle. La reine Elisabeth veut convertir tout le pays au protestantisme. Mais certains restent fidèles à leur religion d’origine, le catholicisme. Ce sont des hérétiques. Elizabeth, 12 ans, fait partie de ceux-là. Les temps sont durs pour la seule famille catholique du village. Personne ne leur parle, on les ignore dans la rue. Le père est parti en voyage pour affaires, son frère à l’université. Elle vit seule avec sa mère, sa petite sœur et une domestique.

C’est alors que le grand frère rentre à la maison, en pleine nuit. Il est accompagné d’un prêtre français chargé de rétablir le catholicisme en Angleterre. Hélas, ce dernier est traqué par la police secrète de la reine. Elizabeth et sa famille offrent l’hospitalité à ce prêtre, au péril de leurs vies.
Le même jour, Elizabeth rencontre une jeune fille de son âge dans les bois. Celle-ci a l’aspect d’un lutin et est entièrement verte. Elle s’appelle Isabella. Elle raconte avoir passé 3000 ans chez le peuple des Corbeaux. Elizabeth et elle se découvrent de nombreux points communs, comme le fait qu’elles aient été mises à l’écart toutes les deux, à trois siècles près. En son temps, Isabella a aussi été considérée comme une hérétique. Comme quoi, les raisons changent, mais des gens restent persécutés quelque soit l’époque.
Isabella décide d’aider Elizabeth. Elizabeth se jure de protéger Isabella, ainsi que le prêtre en fuite. Elle doit aussi côtoyer le chef de la police secrète, en essayant de ne pas dévoiler ses secrets. Heureusement pour elle, elle n’est plus seule.

Mon avis :

C’est un bon roman d’aventure, comme on aimerait en avoir plus souvent. On  parle beaucoup de religion, mais aucune n’est mise en avant. Réalité et fiction sont étroitement mêlées. Parfois, on ne distingue plus les faits historiques des faits inventés.

Le livre nous apprend beaucoup sur l’histoire de l’Angleterre. Il raconte plusieurs histoires : celle d’Elizabeth, bien sûr, celle d’Isabella, du peuple des Corbeaux, de la reine Elizabeth, de Saint Jérôme…
Ce roman change des autres de par son originalité. En effet, la religion n’est pas un sujet très traité dans les romans. Les persécutions religieuses non plus. Et les histoires de filles âgées de 300 ans et qui sont entièrement vertes non plus !

Florine PERRIN 3e5

Collège Les Ménétriers de Ribeauvillé

Auteur : Sarah Singleton
Titre : Le conte des hérétiques
Editeur : Plon jeunesse
Année : 2007
Collection : Roman

 

Nozière, Jean-Paul : Tu peux pas rester là 9 juillet 2009

Filed under: Roman psychologique — valcreal @ 13 h 15 mi
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noziere : tu peux pas rester làRésumé :

Mei Zhu est une petite fille chinoise de 10 ans, elle vit avec sa mère Hua en France depuis qu’elle a 4 ans. Elles vivent dans un minuscule appartement sans douche avec un seul lit. Hua travaille dans une usine de pantalons et a d’énormes dettes à payer. Cela n’empêche pas Mei d’avoir des amis : Tom et Léo, deux garçons de son âge, ainsi que Victor un vieux SDF.
Un jour Hua se fait convoquer par les gendarmes (l’un est le père de Tom) qui lui demandent de quitte la France parce qu’elle n’a pas de papiers. Commence alors une résistance : des voisins cachent Hua, qui travaille désormais chez elle et le père de Tom cache Mei car lui seul chez les gendarmes s’opposent à cette loi. La directrice de l’école, Victor et des amis de Mei et sa mère protestent. L’adjudant décide de se saisir des chinois lors de la fête de la Lune, une fête chinoise. Malgré cela, Mei et sa mère décident de participer àla fête…

Mon avis :

J’ai aimé cette histoire parce qu’on s’attache aux personnages, on a peur pour Hua et Mei mais en même temps, on se rends compte des horreurs qui arrivent partout en France. J’ai moins aimé que l’auteur ne mette pas de fin précise : il écrit que l’on peut imaginer la fin que l’on veut, triste ou joyeuse…

Célia Schmerber 4e4

Collège Les Ménétriers – Ribeauvillé

Auteur : Jean-Paul Nozière
Titre : Tu peux pas rester là
Editeur : T. Magnier
Année : 2008
Collection : Roman

 

Blackman, Malorie : La couleur de la peur 9 juillet 2009

Filed under: Fantastique,Thriller — valcreal @ 10 h 45 mi
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couleur de la peurRésumé :

Le roman commence dans un train, lors d’une banale sortie scolaire d’un groupe d’adolescents. Mais très vite, tout bascule, le train déraille et se retrouve suspendu au-dessus d’un précipice. Kyle semble être le seul passager indemne. Alors qu’il parcourt le wagon dévasté, tentant de porter secours à ses camarades inconscients, le récit se tourne vers le surnaturel : le jeune homme se trouve projeté dans l’esprit de ses camarades, au cœur de leurs plus grandes peurs et de leurs pires cauchemars.

Mon avis :

J’ai trouvé ce roman très impressionnant. C’est un livre qui cherche à procurer des frissons, et c’est réussi. Tout le long du récit, une angoisse permanente est distillée, qui jongle sans cesse entre la réalité et les cauchemars. On plonge corps et âme dans les 13 nouvelles présentées au cours de ce livre, on les vit et on les quitte brutalement. C’est très frustrant. Puis on retrouve Kyle, adolescent de seize ans, au coeur de son propre cauchemar… Mais surtout, il y a ce sang, cette odeur de métal, ce grincement de ferraille et cette voix qui lui chuchote dans l’oreille. Mais qu’est-ce que tout cela signifie ?

C’est véritablement une lecture singulière, captivante et menée à train d’enfer, très bien écrite aussi. Cela fouille dans vos sensations, vos peurs, vos pires cauchemars. On y adhère totalement. On tremble, on retient un cri, on tourne les pages avec fébrilité, tout en se demandant ce que l’on nous réserve encore ! Personnellement, j’ai apprécié ce livre, même si au début je n’y comprenais rien, mais je me suis accroché et je me suis fait happer par l’univers envoûtant de Malorie Blackman.

Thirion Noé 3e5

Collège Les Ménétriers – Ribeauvillé

Auteur : Malorie Blackman
Titre : La couleur de la peur
Editeur : Milan
Année : 2008
Collection : Macadam

 

Calouan : Ce héros n’est pas mon père 9 juillet 2009

Filed under: Roman psychologique — valcreal @ 10 h 10 mi
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Ce héros n'est pas mon père

Résumé :

Depuis toute petite, Caroline s’interroge sur son père, qui l’a abandonnée à deux ans avec sa mère autoritaire et sa sœur aînée. Elle ne connaît ni ne se souvient de rien de lui. Elle s’invente alors un père héroïque qui est ambassadeur, animateur chez Walt Disney, Médecin sans frontière, qu’elle décrit à ses amis. Mais un jour, Sandrine arrive au collège. Une amitié se tisse rapidement entre les deux jeunes filles. Et quand la question fatidique Il fait quoi ton père ? arrive, Caroline, pour la première fois, répond avec franchise. Sandrine décide alors de l’aider à retrouver, avec l’aide de ses parents et à partir de minces indices, où se cache son père : il est parti avec une autre femme et la caisse du magasin qu’il tenait avec la mère de Caroline, et a maintenant une famille, mais pas une vie très facile. Caroline renonce à le revoir, acceptant que finalement, ce héros qu’elle s’était construite ne soit pas son père.

Mon avis :

J’ai apprécié ce livre pour le naturel qui l’habite, ressentant souvent de la compassion pour Caroline. J’ai beaucoup aimé m’immiscer dans cette époque de 1979 : on voit que les mentalités collégiennes n’ont pas tellement changé, finalement ! Le style d’écriture est assez familier, mais il ne sombre pas non plus dans la vulgarité. L’histoire est originale, mêlant quotidien et aventure exceptionnelle. Cependant, ce n’est pas un livre que je conseillerais à d’autres garçons.

Florian Kolb 3e4

Collège Les Ménétriers – Ribeauvillé

Auteur : Calouan
Titre :  Ce héros n’est pas mon père
Editeur : Les 400 coups
Année : 2008
Collection : Connexion

 

 
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